Avant de regarder les chiffres du concours, garde une chose en tête : les statistiques décrivent une moyenne, pas TON résultat. Le concours est sélectif, c’est un fait — mais ton score dépend de ta préparation, pas du taux de réussite global. Lis les chiffres pour te situer, jamais pour te décourager.
« Quel est le taux de réussite ? Combien sont admis ? » Ces questions reviennent sans cesse. Les chiffres existent et méritent un coup d’œil — à condition de savoir les lire. Voici ce qu’ils disent, ce qu’ils ne disent pas, et la leçon à en tirer.
Pourquoi regarder les chiffres, et avec quel recul
Connaître l’ordre de grandeur de la sélectivité aide à dimensionner ton effort : tu comprends que viser « juste la moyenne » ne suffit pas, et que la préparation doit être sérieuse. C’est une information utile pour calibrer ton travail.
Mais attention au piège inverse : se focaliser sur un taux de réussite global et se décourager d’avance. Ce chiffre agrège des profils très différents — il ne prédit en rien ton résultat personnel. Un chiffre, mal lu, démotive autant qu’il informe.
Le bon usage des chiffres, c’est donc l’inverse de l’obsession : un coup d’œil pour comprendre que l’épreuve est exigeante, puis on referme l’onglet et on retourne travailler. L’information sert à agir, pas à ruminer.
Les chiffres clés, à confirmer sur le communiqué officiel
Après chaque édition, l’ARES publie des données officielles : elles incluent en général le nombre de candidats inscrits, le nombre de présents le jour de l’épreuve, le nombre de lauréats (les admis) et le taux de réussite correspondant.
À titre de repère, voici les ordres de grandeur d’une édition récente. Selon le communiqué officiel de l’ARES pour la dernière édition connue, on comptait environ 5 205 inscriptions à l’épreuve et 4 411 candidats délibérés, pour 1 520 admis au total — dont 1 346 en médecine et 174 en dentisterie. Cela représente un taux de réussite d’environ 34 % (1 520 admis sur 4 411 candidats délibérés).
Deux précautions s’imposent. D’une part, ces chiffres varient chaque année : prends-les comme un ordre de grandeur, pas comme une vérité figée, et consulte le dernier communiqué de l’ARES pour les données à jour. D’autre part, ce sont les résultats d’éditions passées : au moment où tu lis ces lignes, les résultats du concours 2026 ne sont pas encore connus — ils ne le seront qu’après l’épreuve du 27 août.
Un repère réglementaire est en revanche stable et connu : les candidats non-résidents ne peuvent représenter au maximum que 15 % des admis (source : ARES). Ce plafond, lui, ne dépend pas de l’édition.
Comment lire un taux de réussite
Un taux de réussite « brut » est trompeur si on le prend au pied de la lettre. Il mélange des candidats très préparés et d’autres qui se sont à peine entraînés, des gens qui jouent leur va-tout et d’autres qui « tentent pour voir » sans réelle préparation.
Autrement dit, ton taux de réussite personnel n’a pas grand-chose à voir avec le taux global. Un candidat sérieusement préparé n’est tout simplement pas dans la même statistique que la moyenne. Le chiffre global décrit une population entière, pas un individu — et surtout pas toi en particulier.
Une image : le taux de réussite d’un marathon inclut ceux qui se sont entraînés des mois et ceux qui se sont inscrits sur un coup de tête. Ce taux ne dit rien de ta course à toi, qui dépend de ton entraînement. Le concours, c’est exactement pareil.
Quand tu tombes sur une statistique de réussite, pose-toi une seule question : « est-ce que ça change ce que je dois faire demain matin ? » La réponse est presque toujours non. Ta to-do reste la même : t’entraîner, cibler tes points faibles, viser une marge.
Le quota des non-résidents
Un élément structurel à connaître si tu n’es pas domicilié en Belgique : les non-résidents sont plafonnés à 15 % des admis. La barre dans ce groupe peut donc y être plus exigeante. On explique en détail ce que ça change — et ce que ça ne change pas — dans notre article sur le statut résident ou non-résident.
Ce que les chiffres ne disent pas
Les statistiques restent muettes sur l’essentiel : ta capacité à progresser. Beaucoup de candidats « non admis » une année avaient simplement sous-estimé l’épreuve ou s’étaient peu entraînés. La sélection récompense la préparation sérieuse et régulière, pas la chance.
Ne lis donc pas un taux de réussite comme une probabilité qui s’appliquerait mécaniquement à toi. La bonne question n’est pas « quelles sont mes chances statistiques ? » mais « qu’est-ce que je fais, concrètement, pour être du bon côté de la barre ? ».
Les chiffres ignorent aussi ta marge de progression d’ici le jour J. Le candidat que tu seras le 27 août n’est pas celui que tu es aujourd’hui — à condition de t’y mettre. C’est précisément cette progression que les statistiques passées ne peuvent pas capturer.
Le piège de la comparaison
Les chiffres alimentent une tentation : se comparer. « Untel a eu tant », « telle année était plus facile »… Ces comparaisons ne t’apportent rien, et souvent te plombent le moral. Chaque édition a son lot de candidats, son niveau, sa barre.
La seule comparaison vraiment utile, c’est avec toi-même : es-tu meilleur cette semaine que la précédente ? C’est cette trajectoire-là qui compte, pas le classement supposé des autres.
Les chiffres qui comptent vraiment : les tiens
Plutôt que de scruter des statistiques globales sur lesquelles tu n’as aucune prise, surveille les chiffres que tu peux faire bouger : ton score aux examens blancs, son évolution, tes points faibles par matière, le nombre de QCM que tu traites chaque semaine.
Ce sont eux qui prédisent ton résultat, pas le taux de réussite national. Un score qui monte régulièrement en dit infiniment plus sur tes chances que n’importe quelle moyenne d’édition. Concentre ton attention là où tu as le pouvoir d’agir.
La leçon à en tirer pour ta préparation
Quels que soient les chiffres exacts de l’année, la conclusion est la même : vise une marge, pas la moyenne. Concrètement, cela veut dire :
- commencer tôt, pour ne pas tout jouer dans la dernière ligne droite ;
- couvrir tout le programme, y compris la Partie 2 souvent négligée ;
- t’entraîner au format officiel, points négatifs compris ;
- suivre ta progression pour viser un score confortable, au-dessus de la barre.
C’est cette rigueur — et non le taux de réussite affiché — qui détermine de quel côté de la statistique tu te trouveras.
Les chiffres donnent le contexte ; ta préparation fait le résultat. Plutôt que de scruter des taux, mesure ton niveau avec un examen blanc gratuit, et vise une marge confortable. Pour le cadre complet du concours, garde sous la main notre page concours 2026.
MedPass est un outil d’entraînement indépendant, sans lien officiel avec l’ARES. Les statistiques officielles (nombre de candidats, d’admis, taux de réussite) font foi uniquement sur les communiqués de l’ARES. Cet article explique comment les lire ; il ne publie aucun chiffre non vérifié.